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Les hauts et les bas du conditionnement par doses
 Lidding Inspection Optical Head
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Aux États Unis, on estime qu’en moyenne, chaque patient hospitalisé est victime d’au moins une erreur pharmaceutique par jour. La plupart de ces erreurs se produiraient au niveau de la prescription ou de l’administration des médicaments.1 À quelle fréquence se produisent les erreurs d’administration des médicaments? Après avoir observé 36 établissements de soins de santé, une étude réalisée en 2002 a déterminé que le pourcentage d’erreurs d’administration des médicaments se situait à 11 %, sans compter les doses administrées au mauvais moment (en dehors de l’horaire prévu).2 Compte tenu de ces résultats, rien d’étonnant à ce que plusieurs groupes et organismes fassent converger leurs efforts vers la réduction ou l’élimination des étapes du processus d’administration des médicaments qui risquent de contribuer à accroître le taux d’erreur.
Actuellement, aux É. U., la plupart des médicaments solides à dose orale destinés aux pharmacies sont conditionnés en bouteilles de 100 unités.3 Les pharmacies transfèrent ces médicaments dans des récipients plus petits avant de les distribuer aux patients. Ainsi, dans les établissements de santé, une partie du processus d’administration des médicaments consiste à remballer les médicaments.
Bien sûr, le remballage quotidien d’un grand nombre de médicaments demande du temps, mais ce type d’activité ouvre aussi la porte aux erreurs d’identification ou d’emballage des médicaments. Si on élimine le besoin de remballer les médicaments en fournissant des médicaments conditionnés en emballages-portions ou en dosage unitaire aux pharmacies des établissements de soins de santé, on ne peut sûrement qu’améliorer la sécurité du processus d’administration des médicaments.
Non seulement cette forme d’emballage « prêt à l’emploi » des médicaments apporte t elle des avantages directs au processus d’administration des médicaments, mais, en affichant clairement les renseignements relatifs à chaque médicament, elle facilite aussi la vérification de ces renseignements. Par ailleurs, les fabricants de médicaments qui choisissent de passer au conditionnement par doses peuvent aussi en tirer plusieurs avantages.
Comme nous l’avons mentionné, la plupart des médicaments solides à dose orale destinés aux pharmacies des É. U. sont conditionnés en bouteilles de 100 unités. Ces bouteilles s’insèrent dans la chaîne d’approvisionnement et passent par une série d’étapes avant d’atteindre la pharmacie.4 En fournissant les médicaments dans des emballages sécuritaires et inviolables, comme les emballages unitaires, on réduit d’abord la probabilité que des médicaments de contrefaçon se glissent dans le marché. Ensuite, ce type d’emballage protège les médicaments contre les risques suivants :
- l’exposition à l’air (et à l’humidité);
- les erreurs de distribution dues au remballage;
- la manipulation des médicaments par des personnes autres que le fabricant et le patient.5
La distribution de médicaments par doses permet aux sociétés non seulement de concevoir des étiquettes conformes aux règlements de la FDA en vigueur, comme la règle sur les codes à barres, mais aussi de profiter de l’occasion pour afficher leur nom et celui de leur produit tout au long de la chaîne d’approvisionnement.
Bien que ces facteurs représentent de véritables avantages pour les fabricants, ces derniers ont toujours opposé une grande résistance à la normalisation du conditionnement par doses. Dans une enquête de 2002 sur l’emploi de codes à barres et de conditionnement par doses pour les médicaments dans les hôpitaux, plus de 55 % des répondants avaient observé une chute du nombre de produits disponibles en emballages unitaires au cours des cinq années précédentes.6 Cette chute est peut être attribuable en partie aux coûts de mise en œuvre d’un changement d’emballage, mais ne pourrait on pas atténuer le problème en répercutant une part de ces coûts sur le prix des médicaments?
Une des questions de l’enquête portait précisément sur ce problème. Parmi les répondants, 84 % croient qu’une légère hausse de prix ne les empêcherait pas d’acheter des médicaments emballés par doses et munis d’un code à barres. En outre, plus des deux tiers des répondants indiquent que, devant diverses politiques de substitution thérapeutique, ils choisiraient sans doute un produit thérapeutique équivalent disponible par doses.
Une autre question de l’enquête portait sur l’importance du conditionnement par doses. Parmi les répondants, 88 % estiment que la disponibilité des produits emballés par doses est importante pour l’établissement. Compte tenu de ces résultats et de la règle qui impose la présence de codes à barres sur tous les médicaments destinés aux hôpitaux et certains produits grand public, sans oublier le fait que ce type d’emballage réduit la probabilité d’erreurs d’administration des médicaments, donne la possibilité de mettre en valeur le nom de la société et du médicament et sécurise la chaîne d’approvisionnement, pourquoi n’y a t il pas plus de sociétés qui sont passées à l’emballage par doses?
D’abord, les entreprises qui souhaitent emballer leurs produits par doses doivent y mettre le prix. Ensuite, il leur faut aussi concevoir et produire de nouveaux emballages et de nouvelles étiquettes. Enfin, elles doivent se procurer de nouvelles machines de conditionnement, y compris des systèmes d’inspection par vision artificielle.
Vous avez déjà adopté le conditionnement par doses ou vous songez à le faire? Si vous devez mettre à niveau votre système d’inspection des blisters et des operculages par vision artificielle, cliquez ici pour demander des renseignements sur le Blister Inspector et le Lidding Inspector d’Optel Vision.
Optel Vision peut facilement élaborer des solutions sur mesure en combinant diverses capacités d’inspection. Par exemple, Optel Vision a récemment fourni un système taillé sur mesure pour inspecter des sachets-doses. Le système combine la vérification complète des renseignements imprimés sur les operculages (VOC, vérification, calibrage et présence des codes à barres, etc.), à la vérification simultanée des comprimés (intégrité, présence, couleur, etc.). Cette solution souple, d’abord conçue pour un usage hors ligne, peut facilement être installée sur la ligne.
1 Preventing Medication Errors: Quality Chasm Series, 2006, accessed 22 August, 2006, http://www.nap.edu/catalog/11623.html.
2 Barker et al. 2002b. ‘Medication errors observed in 36 health care facilities’, Archives of Internal Medicine 162, 2002, pp.1897.
3 Peter G. Mayberry, ‘Current Trends in Pharmaceutical Packaging and Distribution Practices – US Versus the EU’, US Pharmacy Review, 2004, pp. 1.
4 Peter G. Mayberry, ‘Current Trends in Pharmaceutical Packaging and Distribution Practices – US Versus the EU’, US Pharmacy Review, 2004, pp. 1.
5 Peter G. Mayberry, ‘Current Trends in Pharmaceutical Packaging and Distribution Practices – US Versus the EU’, US Pharmacy Review, 2004, pp. 1-2.
6 Institute for Safe Medication Practices, Results of survey on Pharmaceutical Bar Coding and Unit Dose Packaging in Hospitals, 2002, accessed 18 August, 2006, http://www.ismp.org/Survey/NewsLetter/Survey12122001Results.asp?ptr=y.
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